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Des vacances zéro déchets? Retour sur un défi (presque) réussi

Lorsqu’il a été question d’organiser les vacances d’été dans la famille « Marcel », quelques impératifs sont entrés en compte :

  • nous voulions éviter de prendre l’avion ,
  • nous avions envie de combiner mer et montagne,
  • nous n’étions pas contre l’idée de réitérer l’expérience « road trip en van » qui nous avait tant plu il y a deux ans.

La solution a cette équation a relativement vite été trouvée. Nous avons réservé le TGV jusque Bordeaux, où nous avons trouvé un camion aménagé à louer chez des particuliers. De là, l’idée était de partir « vers le sud » (Pays Basque, Navarre, Asturies, ou encore Pyrénées…). Beaucoup d’opportunités pouvaient s’offrir à nous en partant dans cette direction, et le van nous permettait d’improviser au fil de nos envies. Donc… Vendu ! Nous partirons donc vers le Nord-Ouest de l’Espagne, en fourgon aménagé !

En préparant le voyage, nous avons eu assez vite envie de nous rajouter une « contrainte ». Alors qu’à Bruxelles, nous sommes assez vigilants sur notre consommation et nos déchets quotidiens, il est assez systématique qu’en vacances, nous nous laissons un peu aller à ce niveau.

Alors, pourquoi ne pas essayer de limiter au maximum nos déchets, aussi dans le cadre moins confortable des vacances ?

Une petite discussion familiale plus tard, nous assurant que la tribu est partante pour tenter de relever ce défi, c’est acté ! Nous tentons, en nous promettant tout de même de ne pas trop nous prendre la tête au cas où le challenge s’avère plus compliqué que prévu 😉

Résultat après trois semaines de vadrouille, loin de nos habitudes ?

Pour être tout à fait honnêtes, cela n’est pas si facile ! Si avec un peu d’organisation, il a été possible de limiter nos déchets, nous n’avons pas réussi à les éliminer totalement.

En effet, relever un tel défi dans notre maison mobile, changeant d’endroit tous les jours, sans frigo et avec un espace de stockage très limité, c’était forcément assez ambitieux !

Néanmoins, nous rentrons satisfaits de notre challenge, et partageons aujourd’hui quelques astuces utilisées pendant notre voyage.

Limiter nos déchets pour la nourriture

1/ Se préparer un kit « pique nique » et l’emmener partout avec nous

Chez nous, et dans le cadre de ces vacances, notre petit kit nomade « zéro déchets » était composé de :

  • 2 gourdes
  • 2 opinels
  • 3 cuillères
  • 1 économe
  • 3 éco-cups
  • 3 serviettes en tissu

Le tout emballé dans une pochette lavable en tissu épais.

Nous avions emmené également nos pailles en inox, mais ne les avons pas utilisées une seule fois.

2/ Emmener quelques emballages réutilisables dans nos bagages

Nous avons emmené :

  • 2 tote bags
  • une dizaine de sacs à vrac et sachets biodégradables
  • 5 boites et bocaux de tailles diverses
  • 1 gourde réutilisable pour la compote

Ces différents contenants nous ont permis d’effectuer nos achats en vrac, mais aussi, de transporter nos pique-niques sans déchets supplémentaires.

3/ Privilégier le frais, le vrac et les emballages recyclables

De manière générale, privilégier le frais pour les repas, pique-niques et collations permet de limiter considérablement les déchets.

Nous privilégions les fruits frais pour les goûters et en-cas, et une partie du pique-nique était systématiquement constituée de légumes crus (carottes, concombres, tomates, chou rave,…).

Un moyen de limiter nos déchets est également d’acheter la juste quantité, afin d’éviter le gaspillage et les pertes. C’est surtout vrai pour le frais, et encore plus lorsqu’on ne dispose d’aucun moyen de conservation. Nous avons donc pris l’habitude, durant ce voyage, d’acheter plus souvent, mais en petites quantités.

Nous savions ensuite, d’expérience, que s’approvisionner en vrac en Espagne serait un peu compliqué. Parce que l’offre y est plus restreinte qu’en France, notamment, surtout dans les petits villages de campagne, mais aussi du fait de notre mode de voyage itinérant. Nous avions donc prévu le coup en achetant, en vrac, dans un magasin bio en France :

  • une bonne réserve de pâtes
  • une réserve de semoule
  • des biscuits et des fruits secs (goûters de secours)
  • des biscuits salés (apéros)
  • des céréales (petits déjeuners de secours)

Nous avions également fait un petit stock de victuailles en bocaux : sauce pour pâtes et légumineuses préparées.

Les bocaux vidés nous servaient de contenants pour les pique-niques ensuite, au fur et à mesure de notre voyage.

4/ Trier et recycler

Que faire des déchets que nous avons tout de même générés ?

Aux abords des villages, on trouve systématiquement des bulles à verre, mais aussi, souvent, des poubelles de tri.

Nous avons eu la très bonne surprise de découvrir qu’en Espagne, même dans les plus petits villages, des poubelles à compost sont souvent disponibles pour tous.

Limiter nos déchets cosmétiques

 Nous privilégions au quotidien les savons et shampooings solides, que nous fabriquons nous-mêmes.

Pour faciliter le transport, nous avions choisi, dans le cadre de ce voyage, d’emmener uniquement un petit flacon de savon de Castille, qui nous a servi pour à peu près tout : toilette, vaisselle, lessives à la main, nettoyage du van…

Le savon est contenu dans une bouteille en plastique, mais nous avouons que le côté pratique l’a emporté ici.

Pour information, il faut très peu de produit pour les différentes utilisations (quelques gouttes seulement suffisent). Après trois semaines de voyage et d’utilisation intensive, nous n’avons pas consommé la moitié de notre petit bidon. Celui-ci nous accompagnera donc lors de notre prochain périple.

Un autre point pour lequel nous n’avons pas trouvé d’alternative sans déchet plastique, mais pour lequel nous ne pouvions faire aucun compromis : le produit solaire. Nous l’avons donc choisi le plus naturel et écologique possible.

 

Rester bienveillant envers soi-même

Nous nous l’étions promis avant notre départ… Les vacances doivent nous permettre de déconnecter et nous reposer, et pas de nous générer du stress !

Alors, si une fois ou l’autre, nous n’avons pas été assez vifs pour refuser un emballage ou pour mentionner que nous ne voulons pas de paille dans la menthe à l’eau. Ou encore, si on a craqué pour goûter un produit local, même si celui-ci est un peu trop emballé… Restons bienveillants envers nous-mêmes et considérons plutôt tous les efforts accomplis.

 

Et Gaspard, 5 ans, dans tout ça ?

Gaspard était peut-être le plus motivé de tous ! C’est assez incroyable de se rendre compte à quel point les tout petits peuvent être réceptifs aux questions environnementales. Nous avons eu la chance de pas mal voyager avec lui, et notamment dans des pays où la gestion des déchets n’est pas la même que dans nos pays développés. Cela a rendu très concret le fameux « tous nos déchets finissent dans la mer » et l’a finalement énormément conscientisé.

Au niveau des tentations diverses qui peuvent apparaître en vacances (boutiques de souvenirs, glaces et sucreries,…), notre mode de voyage « nomade » nous a clairement aidé à les éviter. Les souvenirs ramenés cette années ont été principalement glanés dans la nature (pommes de pain, galets, bouts de bois).

Nous n’avons donc eu aucun souci à le faire participer activement à nos « vacances zéro-déchets », pour son/notre plus grand plaisir !